Christian Hessel Chabry et Cémentine Autain : Deux femmes engagées
En librairie le 3 octobre : GAZA, J’ECRIS TON NOM par Christiane Hessel Chabry (32 pages, 3€). Si l’épouse de Stéphane Hessel a voulu écrire « le nom de Gaza », c’est pour que le peuple de cette bande de terre de 360 km2 au bord de la Méditerranée – enjeu majeur du du conflit israélo-palestinien – demeure visible, au-dessus des ténèbres que lui impose l’administration israélienne avec ses checkpoints, son blocus la privant de l’accès à ses propres richesses : son eau, sa pêche… Avec, aussi son goût de la vie, sa liberté affleurant sous les massacres. Engagée notamment aux côtés des enfants de Gaza, à travers l’association EJE (Les Enfants, le Jeu, l’Education), antenne palestinienne de La Voix de l’Enfant, Christiane est une des rares Françaises à s’y rendre régulièrement.
![]()
En librairie le 20 octobre : UN BEAU JOUR… COMBATTRE LE VIOL par Clémentine Autain (32 pages, 3€). L’affaire DSK a réveillé la rage de cette figure de la gauche radicale, chroniqueuse à France Culture, RTL et BFMTV, violée à 22 ans par un beau jour… comme le fut la chanteuse Barbara. Le tour de force qu’accomplit ce texte élégant, sans concession qui montre bien comment notre société entière repose sur la domination masculine – dont le viol est l’expression ultime – est d’éviter le moralisme : combattre le viol, écrit Clémentine, c’est libérer le désir, celui des femmes mais aussi bien des hommes – « eux-mêmes moulés dans leurs habits de virilité, colonisés » – pour entrer dans « une ère neuve de la négociation entre les sexes ».




