Sous la direction de Jean-Pierre Barou, avec la collaboration de Magali Rougeot, Guillaume d'Abbadie..., mai 2006, ISBN 2-911939-57-3, 22 €
Les deux premières rétrospectives consacrées à Paul Gauguin, d’abord à Weimar, en 1905, puis à Paris, en 1906, et qui vont bouleverser l’histoire de la peinture, n’auraient pu se tenir sans Fayet, le richissime viticulteur de Béziers et lui-même artiste. En 1908, il se rend propriétaire de l’abbaye cistercienne de Fontfroide, près de Narbonne, qu’il restaure en lui ajoutant des bouddhas, des panneaux muraux de Redon, une bibliothèque digne de Goethe où voisinent les classiques de la mystique chrétienne, le Coran, des textes hébraïques, la Bhagavad Gîtâ… Mais Gustave Fayet fut aussi un artiste capable de provoquer cette apostrophe de Gauguin : « Vous, peintre… » Et comme lui, comme ces maîtres qu’il affectionne, de s’adresser avec ses « noirs », ses « mauves », ses « montagnes », au centre mystérieux de l’esprit.
Pour ce catalogue, les descendants de Gustave Fayet se sont réunis pour rendre hommage à leur exceptionnel aïeul : Roseline Bacou, inspectrice générale honoraire des Musées de France, Geneviève d’Andoque, archiviste de la famille, ses arrière-petits-fils : Guillaume d’Abbadie, administrateur civil à la direction des Musées de France, Alexandre d’Andoque, Antoine Fayet, Marc de Langlade… A cette famille rassemblée, Jean-Pierre Barou, commissaire de l’exposition, et Magali Rougeot, auteur d’un mémoire sur Fayet artiste, ont prêté leur savoir-faire.
Le Peuple du maïs
et des orages d’été (Voie de
la Grêle) : cette aquarelle a été
réalisée en 1939 par Franc Newcomb,
à partir d’une peinture de sable du
grand homme-médecine Navajo, Hosteen Klah